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Dans les labyrinthes lents


des ruelles où je me glisse;


dans les parfums de l'enfance


où toutes choses font silence;


parmi les secrets demi-effacés


des tonnelles aquarelles;


dans le sang azur des poètes,


les fusains des dames blanches


et les dentelles orphelines


des jeunes filles qui s'enfuient;


dans l'abandon d'un soir passé


à te graver dans ma mémoire;


dans la croisière des caravelles


sur les interfaces océanes;


dans chaque œil de lumière;


dans chaque rosée de l'ombre;


se dessine une sente ancienne


qui chemine dans les corolles


des fleurs timides d'autrefois,


et va se perdre aux grandes plumes


des fougères que l'aube baigne.

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